L’âme du diamant se lit dans ses imperfections.
Un vrai diamant n’est jamais parfait et c’est précisément ce qui le rend irréfutable.
L’essentiel à retenir :
1.Le brut naturel est pyramidal, le synthétique rectangulaire.
2.Ses inclusions sont les empreintes digitales de la Terre : atomes d’azote, bore, uranium capturés lors d’un voyage de plusieurs centaines de millions d’années à 300 km/h dans les cheminées kimberlites.
Seuls les naturels offrent ces couleurs profondes (jaune, bleu, rose, rouge) et cette fluorescence parfois opalescente sous UV – la synthèse, même poussée, reste cliniquement fade.
3.Il attire les cheveux et la poussière comme par magie (électrostatique), reste froid sur les lèvres (conductivité thermique unique) et coule plus vite que tout autre pierre dans l’eau.
4.La moissanite brille trop fort et trop arc-en-ciel, le zircon s’émousse avec le temps – le diamant, lui, danse avec la lumière d’une manière subtile et inimitable.
Comment expertiser un diamant ? Pour commencer, je vous recommande de vous munir d’une loupe grossissante 10x.
Différencier le diamant brut naturel du synthétique
Au commencement, un brut naturel et un brut de synthèse n’ont pas du tout la même apparence. Un diamant brut créé en laboratoire prendra une forme rectangulaire alors qu’un diamant brut naturel aura une forme pyramidale.
Les inclusions : la preuve de l'authenticité par l'imperfection
Comment reconnaitre un véritable diamant naturel une fois taillé, tout d’abord c’est grâce à ses imperfections, tout comme la différence avec un fichier réalisé avec l’IA, qui serait totalement parfait, contrairement à la réalité.Le diamant naturel naît dans de tels conditions (60 km sous terre) qu’il rencontre au cours de sa longue genèse (plusieurs centaines de millions d’année) des ajustements de sa composition pure, faite d’atome de carbone. En effet quelques atomes d’azote, de bore, d’uranium seront souvent les invités de ce long voyage.
Les atomes de carbone seront même parfois assemblés entre eux de manière imparfaite, ce qui donne naissance aux « inclusions ». Un phénomène logique pour cette matière qui remonte des profondeurs de la Terre à une vitesse de 300 km/h le long des cheminées de kimberlite, ces formations volcaniques qui propulsent le magma vers la surface terrestre.
Le temps aura permis à l’azote, au bore et à l’uranium de donner des colorations remarquables à la matière, ce qui n’est pas possible avec un diamant de synthèse. Les essais avec des machines donnant des résultats peu subtils et sans valeur. Quant à la formation imparfaite des atomes de carbone entre eux, en plus des inclusions, elle peut donner naissance à des tonalités de rose à rouge, inimitable de manière artificielle.
Fluorescence et électrostatique : comment réagit la pierre ?
Une autre imperfection propre au diamant naturel : le phénomène de fluorescence. Cette réaction à la lumière UV produit effet opalescent plus ou moins fort, avec des tons de couleur parfois différents.
Encore un phénomène distinctif, sa force électrostatique lui « colle à la peau », il attirera par exemple des microparticules de cheveux, ou d’infimes matières grasses, et à la loupe on pourra observer cette surface « quasi magnétique » à fleur des facettes, mais qu’on ne s’y trompe pas, rien ne pénètre cette matière.
Moissanite et Oxyde de Zirconium : ne pas les confondre
Un diamant étincellera moins qu’une moissanite, mais de façon plus subtile et élégante, avec des dégradés de couleur inégalable. C’est la vitesse du parcours de la lumière, extrêmement ralentie dans le diamant, qui donne ce spectacle.
Sur l’oxyde de zirconium, beaucoup plus fragile que le diamant, on apercevra avec le temps une légère érosion de la matière, au sommet des arrêtes entre les facettes.
Les tests physiques : densité et chaleur
Mais surtout, au toucher, on le reconnaît à son rapport poids volume assez important, à taille égale, plongé dans de l’eau, il coulera plus vite qu’un morceau de verre.
Certains spécialistes disent pouvoir reconnaitre un diamant en le posant sur leurs lèvres et en attestant de sa lente conductivité de la chaleur, due à sa structure dure et homogène.
L'importance de la certification GIA
L’unique moyen de devenir expert est de passer du temps avec un diamant muni d’une loupe. Il existe aussi des appareils très fiable et très commodes qui distinguent même un diamant de synthèse d’un diamant naturel.
La pratique la plus courante et le plus reconnue est la certification des diamants par un organisme tel que le laboratoire GIA*. D’ailleurs, Aujourd’hui quasiment la totalité des diamants du marché à partir de 0.30ct sont certifiés.
*Laboratoire GIA. Ce document est la carte d'identité de la pierre : il atteste de son origine naturelle et en définit précisément la qualité selon les règles universelles des 4C (Carat, Couleur, Clarté, Taille.